Introduction
L’apposition des mains est un concept qui immédiatement renvoie aux thérapies reculées et campagnardes, aux patients hystériques, aux religieux… ou au charlatanisme. Selon la classification conçue par le Centre National de la Médecine Complémentaire et Alternative au National Institute of Health (USA Gov. Agency), la Méthode Surrender appartient aux « biofield medicines », c’est-à-dire aux systèmes qui utilisent ou activent des champs d'énergie subtile dans et autour du corps à des fins médicales. Loin du charlatanisme la méthode Surrender (lâcher prise) réalise une synthèse et capture l’essence de nombreuses autres pratiques utilisées avec efficacité de par le monde (réflexologie, ostéopathie crânienne douce, shiatsu, haptonomie…). En travaillant sur la capacité de l’organisme à libérer lui-même ses tensions et faire circuler son énergie, la méthode Surrender va enclencher une suite naturelle de mécanismes qui provoqueront ou accompagneront le processus de guérison (certains nommeront cela l’effet placebo). Cette méthode de thérapie manuelle ne nécessite qu’un prérequis : avoir envie de soigner ! Elle est accessible à tous pour peu que l’on possède une sensibilité permettant de ressentir ou d’accepter l’échange énergétique permanent existant entre les êtres vivants. Il n'y a pas de don, chacun en est capable. Ces sensations subtiles seront développées par l’apprentissage de la méthode. Elles permettront d’influencer la capacité de guérison du patient. Le thérapeute Surrender n’utilise pas son magnétisme, sa présence agit comme une antenne qui va permettre aux énergies vitales de son patient de circuler et de renforcer ses capacités d’auto-guérison.
En pratique
La méthode Surrender est effectuée en personne pas à distance. Au cours d’une séance, le praticien place ses mains dans des positions spécifiques sur le corps du patient (principalement le crâne et le sacrum). Les patients ressentent généralement une grande détente et une forte impression de tranquillité mais parfois aussi de la chaleur et d'autres sensations subtiles et agréables. La séance dure 15-20 minutes. Le praticien n'utilise pas sa propre énergie, mais transmet l'énergie universelle et la compassion comme lors d’une séance d’haptonomie. Pendant la séance le praticien ne pose pas de diagnostic, n’effectue pas de manipulations. La seule intention du praticien lors du traitement est d'être un conduit de l'énergie de guérison. On estime que, pendant le traitement, le corps du patient (corps énergétique) puise l'énergie de guérison nécessaire et la distribue selon ses besoins. C'est la raison pour laquelle contrairement au magnétisme une « overdose» d’énergie n'est pas possible. Voilà donc en quelques mots le paradigme de cette méthode qui sera sans doute mieux expliqué dans le futur notamment d’un point de vue biologico-physiologique. Quelles que soient les explications (spirituelles ou énergétiques) les bénéfices cliniques sont tangibles.
Résultats
Au cours des dernières années la quantité de publications médicales citant les thérapies énergétiques est montée en flèche, avec 1677 articles minimum sur PubMed [http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed]. Sur ce nombre, 69 articles, publiés entre 1994 et 2010, sont dédiés spécifiquement aux effets des thérapies utilisant les principes de la méthode Surrender. A noter que les pratiques du type de la méthode Surrender sont souvent (surtout aux USA) regroupées sous le terme générique japonais de reiki qui « parle » au plus grand nombre mais qui se voit pollué, par suite de ce succès populaire, de pratiques déviantes infidèles aux concepts initiaux donc peu recommandables. Bien que la majorité de la recherche et des articles éducatifs proviennent des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni, d'autres pays, comme la Pologne, l'Inde et le Portugal sont en train de s'impliquer.
Vous pouvez télécharger un article complet qui décrit concrètement les résultats scientifiques que l'on peut attendre de la méthode Surrender sur la page documents.
Conclusion
La méthode Surrender gagne en popularité chez les patients, les thérapeutes et de nombreux services cliniques dans des hôpitaux prestigieux [Harvard Bringham & Women's hospital, Mayo Clinic,...]. Dans ces centres, un pragmatisme tout à fait nord-américain préside à l’activité des praticiens : « whatever works » (du moment que cela marche). L'augmentation du nombre de publications sur le sujet permet une plus large acceptation dans la communauté médicale, ce qui pousse la recherche autour de cette pratique, en tant que thérapie complémentaire, à prendre de la vitesse.
